Étude des communautés d’insectes floricoles et de leurs fonctions écosystémiques dans les milieux anthropisés : une approche collaborative avec des agriculteurs et des propriétaires de jardins domestiques
M. Lachaise
Soutenance de thèse
12/11/2026
14:30:00
Mathieu Lachaise, ESE
IDEEV, salles Franklin - Carson
Thèse réalisée sous l’encadrement d’Emmanuelle Baudry et Blanche Collard (ESE).
Composition du jury
- Benoît GESLIN, Maître de conférences (HDR), Université de Rennes - Rapporteur
- Nina HAUTEKÈETE, Professeure, Université de Lille - Rapportrice
- Sophie NADOT, Professeure, Université Paris-Saclay - Examinatrice
- Magali DESCHAMPS-COTTIN, Maître de conférences, Université Aix-Marseille - Examinatrice
- Bertrand SCHATZ, Directeur de recherche, CNRS, Montpellier - Examinateur
Résumé
Face à l’intensification agricole et à l’urbanisation, favoriser la présence d’habitats et notamment de ressources florales pourrait contribuer au maintien des communautés d’insectes floricoles et de leurs fonctions écosystémiques. En milieu agricole, dans le cadre d’une approche collaborative avec des agriculteurs, je me suis intéressé aux communautés d’insectes floricoles dans des vergers de cassis après l’implantation de bandes fleuries semées et spontanées. Les résultats ont notamment mis en évidence un bénéfice complémentaire de ces deux types de pratiques pour soutenir les communautés de syrphes et d’abeilles sauvages. En milieu périurbain, j’ai mis en place deux protocoles reposant sur la participation des propriétaires de jardins domestiques. Le premier visait à étudier l’influence des caractéristiques des jardins (ressources florales, taille, exposition au soleil) et du paysage environnant sur les communautés d’abeilles sauvages capturées à l’aide de coupelles colorées. Nous avons montré un fort effet positif de l’exposition au soleil des coupelles, un paramètre encore peu pris en compte dans ce genre d’études, sur l’abondance et la richesse spécifique des abeilles collectées du genre Lasioglossum. Ces dernières représentaient la majorité des spécimens échantillonnés. Le second protocole consistait à évaluer l’activité de prédation des insectes ravageurs, en utilisant des cartes de prédation posées par les propriétaires. Cette approche n’avait, à notre connaissance, jamais été mise en place dans ce contexte, et visait en particulier à identifier d’éventuelles limites méthodologiques en vue de futures recherches. Enfin, je me suis intéressé à la fonction de pollinisation à l’échelle de paysages agricoles, urbains denses et périurbains, à l’aide du fraisier de la variété Charlotte comme plante pollinomètre. Les résultats n’ont pas montré d’effets clairs du paysage sur la fonction de pollinisation. Ils soulèvent ainsi des questions quant à la pertinence de cette variété pour étudier les effets du paysage sur la pollinisation.
Pour suivre la soutenance en visioconférence : https://visio.numerique.gouv.fr/xgd-ouuy-kpt